Soixante deux années de routine, d'habitude et d'ennuie. Les choses se répétaient mille et une fois, chaque jour, sans cesse. J'étais plus que fatiguée, je voulais en finir une bonne fois pour toute et reposer en paix. Malheureusement, cette simple idée m'était impossible à réaliser, sans la fichue aide de ma petite soeur.
Beth et moi venions d'emmenager dans une petite bourgade éternellement pluvieuse, qui n'était autre que Forks. L'endroit dans lequelle mon père, Charlie Swan était né et avait vécu avec ma mère, Renée. Tous deux n'étaient plus qu'un douloureux souvenir, à présent, et je m'y efforcer de ne plus y penser. Pas rapport à ma soeur, j'étais la personne qui avait le plus souffert de leur disparition. Les larmes et le sang était tout se qui se rapportait à eux. Beth n'était pas moins blessée, cependant et pleurait toutes les larmes de son corps. Du moins, si cela avait été possible pour nous deux.
Ce soir-la, je préparais le diner dans la cuisine, pendant que Beth mettait le couvert. Celle-ci était toujours aussi enthousiaste à l'idée de refaire une nouvelle rentrée au lycée. A Forks, nous étions sûres ne pas etre repérable ux yeux des humains lorsque nous sortirons, puisque le soleil ne serait jamais présent. Seule une épaisse couche nuageuse nous protègerait de notre lourd et terrible secret vampirique.
Nous mangeâmes sous un silence qui devint pesant, mais finalement interrompue par mon adorable petite soeur - ironie - qui sautillait étrangement sur sa chaise.
- J'ai hâte de commencer une nouvelle année dans le lycée de Forks ! me dit-elle joyeuse.
- Ne te réjouis pas trop vite, marmonnais-je dans ma barbe, sur un ton mauvais.
- Tu penses qu'on se fera des amis ? s'enquit-elle
- Comme toujours.
- Des petits copains ?
Décidemment, elle était pathétique avec ces pauvres garçons.
- Tu plaisante ??? Les garcons bavent ou bien sont bouche bée lorsque l'on passe devant eux. Ne te fais pas de soucis,va !
Son soupir de soulagement me désarconna. Il fallait toujours que Beth en rajoute. Nous étions considérée par les humains comme des déesses. Notre corps était parfait, avec des formes généreuse qui rendait folle de rage les jeunes humaines qui étaient censées avoir notre âges. Notre peau était crayeuse, froide, presque glaciale, et dur comme le marbre. Nos prunelle était d'un or soyeux qui nous rendait encore plus magnifique à leurs yeux. Personne, ne pouvait nous résister. Nous étions de véritables prédateurs. Dangeureux et assoifés.
Seulement, Beth et moi, étions différentes. Nous pouvions facilement supporter la nourriture humaine, mais nous nourrissions tout de meme de sang animal, trois fois par mois, ainsi que le sommeil nous était accessible. Mais la capacité de rougir ou de pleurer nous étaient impossible, à mon plus grand regret. Mes parents m'avait toujours dit que mes rougeurs était adorable et me donnait un air de petite fille charmeuse. De plus, les gouttes d'eau salée que j'avais le plaisir soudain de gouter lorsqu'elles coulaient sur mes joues me manquaient.
Nous allâmes nous coucher tôt, car le lendemain se trouverait être dur et terriblement long pour moi. Cette nuit-là, je sanglotais san larmes, mordant mon oreiller pour les étouffer du mieux que je pouvais, évitant ainsi de dérager ma soeur qui dormait dans la même chambre que moi.
Le réveil fut d'une extrême difficultée pour nous deux. N'étant pas de vampires tout à fait normaux, nous avions besoin de beaucoup de sommeil, et la nuit m'avait parut trop courte à mon goût. D'un pas lourd, je me levais à 07h00 tapante, bien avant Beth, et me hatais à vitesse vampirique dans la cuisine pour le déjeuner. Ayant le rôle de grande soeur - pouah ! - je me comportais comme une mère avec cette dernière, qui en était heureuse, et en rofitait pour faignantiser à longueur de journée. Elle descendit un quart d'heure après et engloutit les oeufs brouillés et le bacon que je lui avais fait en peu de temps. Je ne mangeais jamais le matin, ne supportant pas le poids de la nourriture humaine dans mon ventre après avoir émergé, mais ayant bien souvent des malaises plus ou moins déroutants et douloureux en pleins cours. eth s'était toujours inquiétait pour ma santé, disant un beau jour de soleil, cloîtrée à la maison en Irlande (!), que je ne mangeais pas assez. Je l'avais alors mal pris et m'était enfuit à toute jambes.
Nous partimes de la maison à 07h30, en voiture bien évidemment, conscientes que nous étions partit trop tôt, sous une pluie battante. Le ciel était d'un noir d'encre, malgré le lever du soleil, et l'humidité en était glaciale. J'étais satisfaite de ce temps, même si je n'aurais pas du. Après tout, je n'étais pas normale.
A notre plus grande habitude, le lycée était désert, lorsque nous arrîvames sur le parking. Toutefois, je fus surprise d'apercevoir une volvo couleur argent garée non loin de là. Je décidais de m'y rendre juste son côté. J'était quelque peu grognon de constater que quelqu'un m'avait dévancée. Beth aussi avait les yeux écarquillés. J'enfilais mon coupe-vent et traversais au pas de course le parking pauvre en voitures, Beth sur mes talons. Entrées dans l'immense batiment, je vis une porte en verre sur laquelle était écrit en lettres jaunes "ACCEUIL". Je m'y rendis, tandis que ma soeur décida de m'attendre. J'entrais dans la petite pièce surchauffée, une femme aux cheveux rouges derrière un comptoir, me scrutait avec insistance. J'approchais, timide.
- Bonjour, je suis Isabella Swan et ma soeur Beth est avec moi. informais-je en désignant l'interréssée qui m'attendait.
Les yeux de la jeune femme s'illuminèrent soudain.
- Ah ! oui ... Les nouvelles ! Bienvenue à Forks !
- Merci
Puis elle fouila dans une pile de documents et en dénicha nos emplois du temps, qu'elle me tendit. Je la remerciais une nouvelle fois avant de sortir de ce petit bureau et rejoindre Beth qui affichait un grand sourire satisfait. Je me demandais pourquoi, lorsqu'un troupeau de garçon non lon de nous, attira mon attention. Tous nous fixait intessement. Je levais les yeux au ciel et , quelque peu mal à l'aise, et donnait la fiche à Beth.
- Tu as quoi ? me demanda-t-elle.
- Espagnol, et toi ?
- Gym ...
Je pouffais, sachant qu'elle n'était pas une adepte du sport. Moi non plus d'ailleurs. Nous nous séparâmes, elle avec un air de mathyre, moi avec un air hilare. Je traversais les couloirs, les yeux perdus dans mon emploi du temps, et évitant ainsi ceux des garçon qui tenterait une approche inattentue qui se révélerait vain, lorsque je pércutais brutalement quelqu'un. Sur le coup, je me figeai. Son corps était tout aussi dur que le mien. Sa beauté était presque extravagante, j'en fus presque jalouse. Ses cheveux était blonds, ses prunelles noires et sa peau était crayeuse. Un grognement féroce, animal se fit aux tréfonds du torse de la jeune fille. Déboussolée, je me remis à marcher plus vite que je ne l'aurais dû. Je jetais un dernier regard en arrière. Elle n'avait pas bougée, et restait parfaitement immobile, son regard exprimant à la fois de la peur et de la surprise.